Un jour, d'un coup [...] de mal être s'emplit mon esprit, la rosée de mes yeux s'était déversée sur mon sourire telle une joie qui nous échappe brusquement alors que dans un éphémère moment de naïveté j'ai cru, ou peut être vainement espéré la frôler du bout de l'index. Le monde qui s'était dessiné depuis une vingtaine d'années sur la brillante cornée de mes yeux à été sinistrement dépeint par le clignement chargé d'une vague de mélancolie de mes paupières. Les ombres obscures que laisse mon corps sur le sol pouvaient démasquer l'expérience d'une peine incomprise qui se détachait de mon sourire vitrine pour venir se glisser dans mes doigts. Les mots, les phrases s'esquissaient alors avec une effrayante aisance comme si mon corps, machinalement s'était livré aux décisions de mon âme. Mes gestes, rapides, hésitants, tremblants, vibraient avec la même monotonie que l'incompréhension qui guidait mes pas. Plus mes enjambées étaient nombreuses plus le rayon clair et limpide qui percait autrefois le brouillard de ma vision noircie se dissipait au rythme éffarant de mes pieds sur mon chemin. Et ainsi, je poursuivis dans cet élan incompris d'étayer la similitude des jours à venir dans des rêves qui en resteront.